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Maître Li Guang Hua

« Partager la Quiétude »

« Li Guang-hua tenait de ce vieux Maître paisiblement assis sur l’échine d’un buffle.
Il en avait, en tout point, l’aisance et la souriante affabilité.
Il s’était installé dans la quiétude et la faisait partager, sans contrainte, à ses amis. »

Avec lui, le Tài-ji quan avait une saveur raffinée: savant mélange d’Amitié, d’Art et d’Ame.
Il en parlait peu, ne s’en glorifiait jamais, à l’image de celui dont il est dit :

«Il produit sans s’approprier; il agit sans rien attendre; son œuvre accomplie, il ne s’y attache pas;
et puisqu’il ne s’y attache pas, son œuvre restera».

 

Toutes les écoles actuelles de Tai Ji Quan (Tai Chi Chuan) ont une généalogie très précise.
Cependant, l’origine même de cet art est obscure, voire légendaire.
Par exemple, si le Kung Fu peut-être rattaché au monastère bouddhiste de Shaolin, le Tai Ji Quan paraît directement relié au Taoïsme, philosophie indigène chinoise. Jadis, le légendaire Zhang SanFeng et le célèbre boxeur Wang Zhong Yué mirent en avant les principes taoïstes du Tai Ji dans leurs techniques martiales, sans les nommer pour autant Tai Ji Quan.

Montage-LP

Principe fondamental de la conception énergétique chinoise, le Tai Ji est l’expression de la complémentarité Yin/Yang issue du Tao, source de toutes choses.

Tout au long de cette pratique du « principe suprême », chacun pourra apprécier l’expérience des différents aspects du Tai Ji qui apparaîtront au fur et à mesure, tour à tour ou simultanément : art du mouvement juste, danse du tao, méditation en mouvement, discipline énergétique, pratique martiale, harmonisation de l’esprit et du corps, sobriété et efficacité du geste, fluidité des transitions, principe du non agir, la lenteur comme miroir de la conscience.
De fait, le Tai Ji convient à tous et à tous âges. Il ne nécessite aucune disposition physique particulière ou connaissance théorique préalable, ni de tenue spécifique. Il ne demande ni effort de mémoire, ni contrôle mental : il nous demande simplement d’être présent à nous mêmes et de déléguer à un modèle la responsabilité de l’expérience.

Il se présente essentiellement comme une voie d’épanouissement dans la détente et l’harmonie, par le moyen d’une discipline martiale consistant à utiliser un minimum d’énergie pour une efficacité maximale. Le Tai Ji s’effectue à partir d’un enchaînement de 85 formules martiales codifiées par Yang Chen Fu et transmis en France par Li Guang Hua, dont les qualités spécifiques sont la continuité, la fluidité et la lenteur du rythme d’évolution. L’acquisition des principes fondamentaux du Tai Ji s’appuie sur des bases telles que détente, perception, centration, verticalité, mémorisation/intégration, mouvement spontané.

Le Tai Ji est souvent recommandé par les thérapeutes, médecins ou psychologues, afin de rééquilibrer les dysfonctionnements les plus divers, faciliter la rééducation fonctionnelle et une meilleure adaptation à la vie quotidienne.

Le Tai Ji est souvent recommandé par les thérapeutes, médecins ou psychologues, afin de rééquilibrer les dysfonctionnements les plus divers, faciliter la rééducation fonctionnelle et une meilleure adaptation à la vie quotidienne. Son champ d’application est très vaste :

– communication, isolement, stress, adaptation,
– dynamisme, psychomotricité, coordination, équilibre, latéralité, perception de soi et de son environnement, restructuration posturale,
-favorise la détente, harmonise l’énergie intérieure, dynamise la circulation des fluides physiologiques (sang, lymphe,..)
– concentration, mémoire, intégration, identification, créativité, visualisation, observation,
– cycles naturels (insomnie, transit, circulation, récupération, …).

L’exécution lente et fluide, la continuité du mouvement dans l’espace, apportent le plaisir d’une pratique personnelle complète et globale tout en favorisant les connexions cérébrales. Il est notamment un outil très apprécié des artistes (comédiens, danseurs, musiciens, plasticiens), tant dans les phases de préparation, pour la stimulation de la créativité, que dans les phases de réalisation, pour l’unification de l’esprit et du corps dans l’instant et pendant la performance.

Quand, de nos jours, nous pratiquons le Tai Ji Quan, l’aspect autodéfense n’est plus déterminant, il existe d’autres techniques pour cela. Grâce à son rythme lent et fluide, il représente essentiellement une voie d’épanouissement de l’être, dans toutes ses dimensions, par la détente et l’harmonie, mais aussi par le moyen d’une attitude et d’une discipline martiale. C’est cette recherche d’unification de l’Esprit et du Corps qui nous séduit aujourd’hui, nous occidentaux, dont le quotidien est bien plus stressant que celui des taoïstes d’antan.
Cependant, le débutant est presque toujours déconcerté par l’expérience directe d’une culture fondée sur d’autres principes que ceux de nôtre civilisation occidentale (démarche analytique au lieu de l’expérience synthétique, connaissance théorique avant l’expérimentation pratique…). Par conséquent, il se focalise souvent à tort sur la forme des mouvements et la mémorisation des séquences, alors qu’il devrait tenter immédiatement l’expérience du rythme et de la détente qui lui permettront, par la suite, d’intégrer facilement les éléments de l’enchaînement. Néanmoins, chacun pourra apprécier l’expérience des différents aspects du Tai Ji qui apparaîtront au fur et à mesure de la pratique, tour à tour ou simultanément : art du mouvement juste, danse du tao, méditation en mouvement, discipline énergétique ou pratique martiale.
De fait, le Tai Ji convient à tous et à tous âges. Il ne nécessite aucune disposition physique particulière ou connaissance théorique préalable, ni de tenue spécifique : le confort mental et physique étant une composante fondamentale de la détente.

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